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debout les gueux !

Debout les gueux ! Debout les Guy Môquet ! Charges sociales, coût du travail ? Et si les pendules  étaient remises à l’heure...

 

Journalistes au service du Pouvoir et des nantis, semblent l’ignorer: au sortir de la guerre dans une France exsangue et  ruinée ou tout devait être reconstruit, le peuple de France, par l’intermédiaire du Comité National de la Résistance a su se donner les moyens de mettre en place une ASSURANCE maladie (sécurité sociale), une ASSURANCE retraite et une ASSURANCE chômage.

A cette époque, les indemnités de chômage se montaient à 100 % du salaire. Une règle, et pas une exception, pour l’ensemble des citoyens de notre pays. Sans oublier, les allocations familiale ou les aides aux logements.

A cette époque on ne parlait pas de charges sociales mais d’ASSURANCE ou de SECURITE. Celles-ci ont étaient mises en place pour remplacer ou compléter les MUTUELLES ouvrières dont les salariés avaient su se doter au XIXème siècle dans le textile, les mines ou la sidérurgie.

Aujourd’hui, avec un Produit Intérieur Brut en hausse constante, avec des moyens de production et des profits supérieurs à tout ce que l’on peut imaginer dans l’histoire de l’humanité, pouvoir et patronat, relayés par la presque totalité des médias leur appartenant, nous font la morale et viennent nous dire qu’il n’est plus possible de financer du « social ».

Belle évolution de la société quand on nous impose de nous aligner sur les systèmes économiques les plus arriérés de la planète, les plus désavantageux pour les salariés, sur les pays les plus pauvres, les plus miséreux , les plus nécessiteux de la planète.

Dans le même temps, ces pouvoirs, de gauche, hélas, comme de droite, au service des nantis, reversent ce dont ils nous ont grugé, à coup de millions d’euros aux patrons du CAC 40, aux stars du show-biz, de la Jet Set ou du foot. En revanche, nenni pour la piétaille que représentent les salariés qui ne vivent que de leur force de travail !

Quelle différence, quand ils sont au pouvoir, entre les politiques de Sarkozy et de DSK, de DSK et de Raffarin, de Jospin et de Fabius, de Fabius et de Rocard, de Rocard et de Chirac ...

Jospin, Raffarin, Villepin, Fillon, pratiquent sans exception une politique européenne au service du grand capital. Ces politiques aux ordres de Bruxelles ont pour objectif la rentabilité FINANCIERE et non la rentabilité pour le peuple. A quand une politique pour le plus grand nombre : POUR LE PEUPLE ?

Sommes-nous encore en démocratie quand tant de misère, de haine et de souffrances sont infligées aux peuples ?

Sur notre planète la moitié des richesses est aux mains de 2 % de la population mondiale.

En France, pays des droits de l’homme, que sont devenus les symboles de Liberté, Égalité et Fraternité inscrits au fronton de nos mairies, quand  8 % de la population détiennent plus de 70 % de la richesse nationale et que les 92 % restants doivent se partager moins de 30 % des richesses de ce pays ?

On évoque un manque de 800 000 logements, la pénurie de lait, de blé qui menace par l’application d’une politique européenne qui prône les restrictions pour les plus démunis et les largesses pour les privilégiés.

Il est impérieux de mettre en avant l’exigence de répondre à ces besoins les plus élémentaires ! De dénoncer la pénurie organisée pour raréfier la marchandise et augmenter ainsi les profits de quelques-uns.

Où sont ces médias qui n’ont que les mots d’indépendance et de déontologie ? Qu’attendent-ils pour se faire l’écho de ces injustices et de nos exigences ?

Que représente aujourd’hui la devise Liberté, Égalité, Fraternité pour les chômeurs, les RMIstes, les smicards, les SDF, les travailleurs précaires, qui ne peuvent satisfaire les besoins les plus élémentaires de se loger, se vêtir et surtout se nourrir.

Ou est la liberté de circuler, si vantée par les médias lorsqu’elle n’est pas respectée à l’étranger quand des individus n’ont pas les moyen de se payer un ticket de métro, encore moins de train ou d’avion pour aller sous d’autres cieux ?

Ou sont l’égalité et la fraternité quand certains reçoivent ou détiennent des salaires et des fortunes qui pourraient leur permettre de vivre des millions d’années quand d’autres n’ont pas de quoi survivre ?

Que dire de la liberté, l’égalité et la fraternité entre un actionnaire du CAC 40 et les gueux que sont les salariés ? Un seul exemple parmi tant d’autres : les familles Fournier et Defforey qui créent Carrefour le 15 juin 1963 à Sainte Geneviève des Bois (91). En 2006, ces mêmes familles détiennent 9 800 magasins à travers le monde, 1167 stations service et 170 000 clients en livraison fuel domestique. 571000 salariés, 74,5 milliards de chiffre d’affaires !

Combien de faillites de petits commerçants ? Combien de souffrance de caissières et de manutentionnaires pour en arriver à cette monstrueuse fortune amassée en 50 ans ?

Les journaux, à de rares exceptions près, les télés ou les radios sont muets sur ces privilèges.

Que dire de la France en faillite, décrié par Fillon, quand dans cette nation, ces gouvernants de tous bords, depuis de trop longues années, ont bradé et  délocalisé les productions à l’étranger. Fou est le paysan, qui n'a pas d'autre revenu, d'arrêter de labourer sa terre sous prétexte que son voisin produit plus. Il en va de même pour un pays qui se prive de produire pour nourrir sa population. A longue échéance c’est un pays qui finit par s’appauvrir.

Autre exemple : en supprimant l'an prochain 22 700 postes de fonctionnaires, dont 11 000 à l' Education Nationale, l’Etat va réaliser, selon les simulations faites par Bercy, moins de 1 milliard d'euros d’économie. Par ailleurs on apprend que la Sécurité sociale a perdu 3 milliards d'euros de recettes en raison des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les stock-options. Ce n’est pas l’analyse de révolutionnaires, mais l’avis de la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi 12 septembre. Qui relève également une perte de recettes de 23 milliards pour la protection sociale en raison des baisses de cotisations patronales au non d’une prétendue lutte pour l’emploi. Dettes de l’Etat cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges.

Avec la mise en place des nouvelles technologies, qui auraient du soulager la peine des hommes, les dirigeants d'entreprise ont licencié à tours de bras en remplaçant les salariès par des machines. En contrepartie ces machines n'ont jamais remplacé les cotisations sociales qui étaient payées par les salariès.

Alors, les nantis : salariés de la fonction publique, cheminots, professeurs, si décriés par les médias ?

Chercher l’erreur !

Télés, radios sarkozystes mentent ! Télés, radios sont aux ordres du MEDEF et de l’Europe du Fric !

 

Gilberto Boni



01/10/2007
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