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Mountazar al-Zeidi est sorti de prison

Mountazar al-Zeidi est sorti de prison

Mountazar al-Zeidi, le journaliste irakien qui avait lancé sans l'atteindre en décembre dernier ses chaussures au visage de George W. Bush, a été remis en liberté mardi 15 septembre, un juge ayant finalement signé les documents nécessaires à son élargissement, a annoncé un de ses frères.
Oudaï al-Zeidi a précisé que son frère a quitté la caserne de l'armée irakienne dans le centre de la capitale où il était incarcéré depuis neuf mois. Al-Zeidi est sorti de sa prison aux côtés de plusieurs parlementaires irakiens.
Al-Zeidi devait recouvrer la liberté lundi mais cette libération avait été retardée en raison de problèmes administratifs, a précisé Me Karim al-Shujairi.
La famille du journaliste âgé de 30 ans s'est rassemblée dans la familiale à Bagdad où le journaliste devrait être accueilli en héros. Après avoir attendu pendant plus de cinq heures, son frère Dargham avait annoncé avoir reçu un coup de fil d'Al-Zeidi l'informant du fait qu'il ne pourrait pas être libéré avant mardi en raison des retards pris par la procédure administrative.
Al-Zeidi, qui bénéficie selon son avocat d'une libération anticipée pour bonne conduite, avait été condamné le 12 mars dernier à Bagdad à trois ans de prison pour agression contre un dirigeant étranger. La peine a été ramenée par la suite à un an d'emprisonnement en raison de son absence d'antécédents judiciaires.
Le 14 décembre 2008, lors d'une conférence de presse conjointe à Bagdad du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et de George W. Bush, alors président des Etats-Unis, Mountazar al-Zeidi avait eu le temps de lancer ses deux chaussures, l'une après l'autre vers le chef de la Maison Blanche, avant d'être violemment plaqué au sol par les services de sécurité.
"Voilà ton baiser d'adieu, espèce de chien !", avait crié en arabe le journaliste à l'adresse du président américain qui avait dû esquiver les souliers. "C'est pour les veuves, les orphelins et ceux qui ont été tués en Irak".

 

"Aujourd'hui, je suis à nouveau libre mais ma maison est toujours une prison"

Le journaliste irakien Mountazer al Zaïdi, qui a accédé à une notoriété mondiale en lançant ses chaussures sur George W. Bush, est sorti de prison mardi.
"Aujourd'hui, je suis à nouveau libre mais ma maison est toujours une prison", a-t-il déclaré aux journalistes, par allusion à la présence américaine en Irak. Il avait du mal à articuler en raison d'une dent manquante.
Mountazer al Zaïdi a été accueilli à sa sortie de prison par un groupe de parlementaires qui l'avaient soutenu pendant sa détention.
Il s'est rendu ensuite dans les bureaux de la chaîne de télévision Bagdadia TV, son employeur, entouré de gardes du corps. Il portait des lunettes noires, et s'était enveloppé le corps dans un drapeau irakien.
A son arrivée, le personnel de la station a sacrifié au moins trois moutons en son honneur.
"Je voudrais que Bush puisse voir notre bonheur", a déclaré le frère du journaliste, Oudaï al Zaïdi. "Quand le président Bush se repenchera sur le livre de sa vie, il verra à chaque page les chaussures de Mountazer al Zaïdi."
Les images de Zaïdi jetant ses chaussures sur Bush, alors président américain, en décembre dernier lors d'une conférence de presse à Bagdad, en le traitant de "chien", avaient fait le tour de la planète, tournant en boucle sur les chaînes de télévision et les sites de partage de vidéos.
Le journaliste aurait dû sortir de prison dans la journée de lundi, mais sa libération a été différée de vingt-quatre heures pour des raisons administratives. Il a été accueilli à sa sortie par plusieurs parlementaires qui l'ont soutenu.
Condamné en première instance à trois ans de prison pour voie de fait sur la personne d'un chef d'Etat étranger, le journaliste avait vu sa peine ramenée à un an de prison.
Sa libération pour bonne conduite intervient alors qu'il a purgé les trois quarts de sa peine.
Autour de son domicile, sa famille et de nombreux badauds se sont rassemblés pour fêter sa libération. "Je suis fier qu'il habite mon quartier, j'aime le dire aux gens", a confié Arkan al Fartoussi, venu servir du jus de fruits à la foule présente.

(Mardi, 15 septembre 2009)

source : http://www.aloufok.net/spip.php?article878

Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre

Par Chérif BOUDELAL - samedi 12/09/2009

Le plus célèbre lanceur de chaussures du siècle contre le boucher Bush sera libre ce lundi 14 septembre 2009 après 9 mois de détention. Il sera accueilli comme un héros par tout le peuple irakien (moins les vendus), et ... les prétendantes au mariage se bousculent pour l´épouser. Qui fait mieux ?

Que le monde libre célèbre cette journée avec son peuple.

Que ses chaussures soient exposées au Musée de Bagdad pour l´éternité.

Ci-dessous les archives de la AFP

Voitures de sport, or, argent, appartement, fiancées: Mountazer al-Zaïdi, le plus célèbre lanceur de chaussures après son geste de colère contre George W. Bush, croulera sous les présents et la gloire à sa sortie de prison qui doit intervenir dans les prochains jours.

Reporter pour une petite télévision privée locale, al-Baghdadia, Mountazer al-Zaïdi a été propulsé au rang de héros, un jour de décembre 2008, quand il a lancé ses souliers à la tête de l'ancien président américain en criant "C'est le baiser de l'adieu, espèce de chien", devant les caméras du monde entier.

Depuis, il est célébré dans les pays arabes et au delà: son visage est apparu sur des tee-shirts, des manifestations de soutien ont été organisées de Rabat au Caire en passant par Gaza et Londres lors de son jugement.

Sur internet, sa popularité est immense et un groupe de soutien sur le site social Facebook possède près de 46.000 membres.

Après neuf mois de prison, le journaliste doit recouvrer la liberté le 14 septembre, après la fin légale de sa période de détention. Il avait été condamné en mars à trois ans de prison mais sa peine a été réduite en appel.

A sa sortie, il sera couvert de présents et sera reçue avec faste lors d'une grande fête organisée à Bagdad, affirme son frère, Dourgham al-Zaïdi, qui reçoit dans l'appartement aux murs noirçis et sales de Mountazer dans le quartier Rachid.

"Nous avons reçu des promesses d'argent. L'émir du Qatar a promis un cheval en or, le colonel Mouammar Kadhafi va le décorer et d'autres personnes veulent lui envoyer des voitures de sport", explique Dourgham, dans un salon où trône une grande photo de Mountazer.

Son ancien employeur, al-Baghdadia, lui a d'ores et déjà offert un nouvel appartement plus moderne et spacieux que son petit quatre pièces ouvert quatre vents auquel on accède par un escalier couvert de détritus et de graffiti.

Tout au long de sa détention, les coups de téléphone de pères prêts à marier leur fille au journaliste célibataire n'ont pas cessé, poursuit-il, tout comme les propositions de groupes politiques irakiens pour qu'il entre en politique.

"Des officiers de l'ancien régime de Saddam Hussein nous ont contactés pour nous dire que s'il se présentait aux prochaines élections législatives, beaucoup de personnes voteraient pour lui".

Mais, ajoute-t-il, "Mountazer ne souhaite pas faire de la politique. Il préfère rester dans les coeurs. Mais il nous a dit qu'il serait un empêcheur de tourner en rond pour ceux qui souhaiteraient spolier les Irakiens de leurs droits".

Le flou reste entier sur ses projets futurs. Son frère affirme qu'il souhaite créer un centre pour les orphelins et les veuves avec l'argent promis.

Mais un de ses collègues journalistes croit savoir qu'il retournera devant la caméra. Il a d'ailleurs reçu des propositions d'emplois au Liban et en Egypte pour présenter des émissions.

"Il les a refusés. Baghdadia l'a beaucoup soutenu et aidé et je ne pense pas qu'il quitte la chaîne", affirme Mohammed Wadeh.

Quoi qu'il fasse, beaucoup continueront à le considérer comme l'Irakien qui s'est élevé contre le chef de la première puissance mondiale, qui occupe son pays.

"Mountazer est un homme courageux", indique Salah al-Obeidi, le porte-parole du mouvement anti-occupation du chef radical Moqtada Sadr. "Sa libération sera une grande victoire pour toutes les personnes opposées à l'occupation", ajoute-t-il.

Pour d'autres en revanche, son geste est contraire aux traditions d'accueil et d'hospitalité irakiennes. "Une personne qui vient chez toi est ton invité même s'il est ton ennemi", dit Abdel Jabbar Hachem, 52 ans.

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-36036716.html



15/09/2009
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