albatroz - images, songes & poésies

albatroz - images, songes & poésies

zavarof - manifestes/expos

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la peinture fraîche retrace les natures vivantes en devenir, refuse l'embedded sociétale généralisé, s'oppose à l'embrigadement des esprits par le ministère de la vérité, prône comme issue rapide au chaos galopant le soulèvement générale des imaginations, ici & ailleurs. La peinture fraîche est une arme anti-ttum.r poétique ! contact : vaz493@hotmail.com

la peinture fraîche retrace les natures vivantes en devenir, refuse l'embedded sociétale généralisé, s'oppose à l'embrigadement des esprits par le ministère de la vérité, prône comme issue rapide au chaos galopant le soulèvement générale des imaginations, ici & ailleurs. La peinture fraîche est une arme anti-ttum.r stupéfiante ! contact : vaz493@hotmail.com

 

 

kill list

 

Personne n’en doute. Comme le rapporte le New York Times [1], c’est le président lui-même qui effectue les « nominations top secret » des présumés terroristes à tuer, pour la majeure partie avec des attaques de drones. La «  kill list » —comprenant des personnes du monde entier qui, jugées nocives pour les États-Unis et leurs intérêts, sont condamnées secrètement à mort sous l’accusation de terrorisme— est mise à jour chaque semaine par « le plus étrange des rituels bureaucratiques » : la téléconférence, gérée par le Pentagone, de plus de cent responsables de la « sécurité nationale », lesquels retirent les fiches des tués et en ajoutent d’autres dans une sorte de jeu macabre qu’un fonctionnaire compare à celui des figurines des champions de base-ball. La liste est ensuite soumise au président pour approbation. Surtout quand « en même temps que le terroriste, qui sera touché par le drone, il y aura sa famille », « l’évaluation morale finale » revient au président. Quand celui-ci a donné son autorisation, l’opérateur, commodément installé aux États-Unis à la console de commande du drone, lance les missiles contre cette maison au Pakistan, indiquée comme refuge du terroriste. De toutes façons, dans l’explosion, les enfants ne se voient pas.

Voici ce qu’est la « guerre non conventionnelle » menée par l’administration Obama. On développe pour elle des drones de plus en plus sophistiqués : comme celui à propulsion nucléaire, en mesure de voler de façon ininterrompue pendant des mois, et un petit « drone kamikaze » qui plonge sur l’objectif en le détruisant avec sa charge explosive. Des affaires en or pour les industriels (General Atomics, Northrop Grumman et autres) : le Pentagone a décidé d’augmenter de 30 % sa flotte actuelle de 7 500 drones, en dépensant 32 milliards de dollars.

(Manlio Dinucci, 14 juin 2012)

ZAVAROF / AURORALES

août 2015

 

D’abord, le titre de l’exposition, AURORALES, je l’ai emprunté à Verlaine. Dans la première section de son recueil Poèmes Saturniens (1866), Verlaine, pour parler de l’angoisse et de son angoisse en particulier, recoure à l’ image poétique suivante : le jour se lève sur un paysage sombre, si ravagé, que les lumières et les couleurs de l’aube rejoignent déjà les lumières et les couleurs du couchant. L’aubade triste du jour est déjà teintée des couleurs mourantes de la finitude du jour. Même la nature nourricière a laissé place à un vaste foyer de désordres et incertitudes.
J’emprunté à Verlaine l’expression, le contexte et le sens : aurorales pour dire l’angoisse devant un monde effondré sur ses propres plaies, gangrenées par la recherche éhontée d’un taux de profit le plus en plus fabuleux !
Cette angoisse provient tout d’abord, de la guerre. Une guerre rampante qui agresse peuples et pays dominés dans un lointain… si proche, qu’on entend déjà ses furies, tel le vol menaçant d’une nuée de bourdons. Les changements climatiques catastrophiques et la révolte chaotique de la nature, ajoutent à la morbidité des jours une étrange inquiétude faite à la fois de certitudes évidentes et de folles rumeurs. Devant tant de signes avant-coureurs d’un désastre pourtant annoncé de longue date… les hommes se découvrent désarmés, figés, impuissants .
Dans la symbolique des couleurs, le noir suggère le deuil, la mort. Dans ma peinture, c’est le rouge qui est porteur de la douleur, du feu, des violences et destructions, mais aussi de la révolte, du cri de douleur et espoir des victimes; pas de n’importe quelles victimes, mais des victimes conscientes de la nature des agressions qui subissent les hommes et la terre. La dualité dialectique du rouge est donc la couleur dominante de ma palette.
Par bien des aspects, l’angoisse de notre présent rejoint le climat social des années 20 et 30 du siècle dernier. Les peintres et plasticiens du courant expressionniste allemand on su le traduire et exalter dans de véritables toiles-manifeste. Avec AURORALES j’accroche ma petite wagonnette aux wagons-lumière d’Otto Dix, George Grosz, Jean Heartfield et tant d’autres, à qui je rend hommage.
A l’Ecole Estienne, j’ai appris le graphisme et la fabrication; plus tard, avec Mme Papellard du CFJ, j’appris la rigueur de la maquette de presse que j’ai pratiqué pendant de longues années. En tant que plasticien, je me revendique d’un réalisme magique qui associe aux transpositions figuratives du réel, les images et les formes mouvantes du rêve, manifestation majeure de l’inconscient. Par le collage d’objets, de mots et de situations dans un langage à la fois poétique et plastique, je traduis par le trait et de la couleur, les cheminements de la pensée agissante.
La pittura é cosa mentale, comme le disait dans une fulgurance Leonardo di Vinci. Dans cette perspective, la peinture, au regard d’autres disciplines, est un outil expérimental de connaissance du monde.

 

 

 

un cadre

 

connecté quasi en direct avec la place de la république, je me demande ce qu’est vraiment éclairant : la parole excentrée, tourbillonnante et sans contours du sit-in nocturne, ou bien…

…ou bien, la somme des liens sociaux tissus au clair du jour sur le lieu de travail et au sein de la vie multipolaire du quartier

(fausse question, me diras-tu probablement)

… et pourtant la première à l’air de s’épanouir entourée d’une vivacité, d’une rêverie étourdissante alors que la deuxième est prise d’une morosité, d’une routine accablante et s’affadit…

… et pourtant il nous en faut  !

il nous en faut cette parole fleurie par l’échange collective, spontanée, qui nous affermit dans notre condition de zôon politikon… elle nous permet de fertiliser le jardin, elle nous aide à tisser les lianes qui prendront d’assaut le ciel…

… oui, il nous faut les forums, le forum (où cent écoles rivalisent);

oui, il nous faut des lieux de forum : la place de la république des villes ? les amphis des facs ? la cour des usines ?…

il nous faut tout ça à la fois !

mais il nous faut surtout bâtir un cadre (avant/pendant) doté d’ un centre et d’un contour, autrement dit, une parole armée d’une pensée révolutionnaire, une cible précise et un plan d’accès aux lieux de rupture, de tel sort que le pré-avis de rêve ne tourne pas au cauchemar de la débâcle …

[organisation, stratégie, tactique]

…et là, pour l’instant… je ne vois pas plus clair que toi; je n’ai pas tout compris, place de la république.

expo st-pair-sur-mer

EGREGORES III
CHAPELLE SAINTE-ANNE / 50380 SAINT-PAIR-SUR-MER

du 18 au 24 juillet 2016

 

En quelque sort, mon dernier travail, « Alep. Poireau, dolines & double-lune », synthétise mes recherches plastiques actuelles. Elles se focalisent autour de paysages crepusculaires pour dire ainsi, l’angoisse devant un monde effondré sur ses propres plaies, gangrenées par la recherche éhontée du taux de profit le plus fabuleux. Un monde peuplé d’égrégores malveillants souflant sur les braises apocalyptiques pointant aux quatre coins de notre ligne d’horizon. L’aubade triste du jour est déjà teintée des couleurs mourantes de la finitude du jour. Même la nature nourricière a laissé place à un vaste foyer de désordres et incertitudes.
Cette angoisse provient tout d’abord, de la guerre. Une guerre rampante qui agresse peuples et pays dominés dans un lointain… si proche, qu’on entend déjà ses furies, tel le vol menaçant d’une nuée de bourdons. Les changements climatiques catastrophiques et la révolte chaotique de la nature, ajoutent à la morbidité des jours une étrange inquiétude faite à la fois de certitudes évidentes et de folles rumeurs. Devant tant de signes avant-coureurs d’un désastre majeur… les hommes se découvrent désarmés, figés, impuissants .
Dans la symbolique des couleurs, le noir suggère le deuil, la mort. Dans ma peinture, c’est le rouge qui est porteur de la douleur, du feu, des violences et destructions, mais aussi de la révolte, du cri de douleur et espoir des victimes; pas de n’importe quelles victimes, mais des victimes conscientes de la nature des agressions qui subissent les hommes et la terre. La dualité dialectique du rouge est donc la couleur dominante de ma palette.
Par bien des aspects, l’angoisse de notre présent rejoint le climat social des années 20 et 30 du siècle dernier. Les peintres et plasticiens du courant expressionniste allemand on su le traduire et exalter dans de véritables toiles-manifeste. Avec EGREGORES, j’accroche ma petite wagonnette aux wagons-lumière d’Otto Dix, George Grosz, Jean Heartfield, sans oublier le monde crepusculaire du nabi étranger Félix Vallontton, où le feu jaillit sous la glace, et à qui je rend hommage.
A l’Ecole Estienne, j’ai appris le graphisme et la fabrication; plus tard, avec Mme Papellard du CFJ, j’appris la rigueur de la maquette de presse que j’ai pratiqué pendant de longues années. En tant que plasticien, je me revendique d’un réalisme magique qui associe aux transpositions figuratives du réel, les images et les formes mouvantes du rêve, manifestation majeure de l’inconscient. Par le collage d’objets, de mots et de situations dans un langage à la fois poétique et plastique, je traduis par le trait et de la couleur, les cheminements de la pensée agissante.
La pittura é cosa mentale, comme le disait dans une fulgurance Leonardo di Vinci. Dans cette perspective, la peinture, au regard d’autres disciplines, est un outil expérimental de connaissance du monde.

expo éphores (à venir) au foyer du roc

 

 

« Le monde est en guerre parce qu’il a perdu la paix ». Mais, « quand je parle de guerre, je parle d’une guerre d’intérêts, d’argent, de ressources, pas de religions. Toutes les religions veulent la paix, ce sont les autres qui veulent la guerre ». « On répète le terme d’insécurité, mais le vrai terme est la guerre. Depuis longtemps le monde est en guerre fragmentée. La guerre qui était celle de 1914, puis de 39-45, et maintenant celle-ci ». Le pape utilise souvent le terme de « guerre fragmentée » ou « guerre en morceaux », pour décrire, semble-t-il, une guerre composée de différents événements et phénomènes violents à travers le monde. (La Depêche, 27/07/2016)

 

…flamby, le protector, prend d’assaut la liberté, avec une voiture de course sans marche arrière, il fonce à toute allure sur le mur du paysage avec l’insouciance qui confère la folie et l’impunité, béat comme un yaourt zéro pour cent de matière grise, il avance je recule gazé en pleine poire par les robcops de l’apocalypse… (« Et c’est qui les casseurs ? – C’est eux les casseurs ! – Et c’est qui la racaille ? – C’est eux la racaille ! – Alors dehors ! Dehors ! Ce gouvernement, qui casse nos grèves et le droit du travail, qui nous matraque et qui nous gaze », les cris de la rue, paris, 4 juin 2016)

 

…flamby implore dans le désert peuplé de chacals : il faut convaincre les gens que ce que j’ai fait depuis 2012 est de gauche …en réalité, seul le mensonge monumental, permet d’atteindre le cœur d’un large public et d’échapper ainsi au huis-clos des marchands de karglaces prosternés aux quatre coins des ronds-points normands dans l’attente du béton cellulaire rédempteur. (« le caractère déréalisant de ce qui est présenté nous installe dans la sidération. Tel le regard de la Gorgone, il nous pétrifie. Il nous montre que quelque chose ne va pas dans le discours. Il exhibe une faille qui n’a pas pour effet de nous tromper, mais de nous morceler. Le compte-rendu du déroulement des attentats est une exhibition qui s’impose au spectateur. Elle échappe à toute représentation et a un effet de sidération. Celle-ci ne résulte pas tant du caractère dramatique des faits que de l’impossibilité de déchiffrer le réel », considère le sociologue Jean-Claude Paye, 15/11/2015).

 

… le massacre d’Oaxaca s’aditionne à alep. poireau, dolines & double lune; une mère crie de tout part : « esto es una masacre, nos estan tirando con armas de fuego, nos estan matando »; où ? ici et ailleurs, au Méxique, à Salinas Cruz, Nochixtlan et Oaxaca de Juarez; qui ? les robcops de Pena Nieto, le président de la république fédérale et de Gabino Cué, le gouverneur de l’état d’Oaxaca; quand ? le 19 juin 2016; bilan ? 12 morts, 100 blessés, des arrestations, des disparus…

…tu veux toucher ? c’est chaud, c’est agréable… entre deux matchs de foot, l’armée de terre, la marine, l’aviation recrutent par paquets de 15 mille (« je ne considère rien de plus féroce que la banalissime télévision », P.P. Pasolini)… carton rouge à leicester ! cette année dans le cercle fermé du foot business le gros lot revient à vichai srivaddhanaprabha, cet outsider milliardaire thaï; lui et ses ouailles multiplient par 5 mille leur mise de départ…

 

…peau à peau, sou après sou, raie contre raie, habillés en noir fluo pour tout risquer, au fond les mecs sont tellement jaloux, ils travaillent partout où ils se trouvent, en s’envoyant des lettres-dessin sans destinataire ils font le tour du monde dans un bouche-à-bout suicidaire; l’art est leur maison, un art qui ne sert à rien, une espèce denaufrage général des baleines au moment même où tous les chats sont jaunes et les pots-néo-raynaud de pozzo illuminent les coins de rue mal éclairés; des machines gratuites anti-esclavagistes pour dire le féminin insoupçonné de la nana géante trimbalant un drugstore au cœur même du sein gauche et l’introuvable ciné-club calviniste de mary meersons à la cave

 

…l’énième histoire cauchemardesque du capital se répète comme une horloge détraquée, FortMcMoney, suant le feu, le sang et la boue par tous les pores ou la ruée vers l’or noir à Alberta … »Le capital, fuit le tumulte et les disputes et est timide par nature. Cela est très vrai, mais ce n’est pas pourtant toute la vérité. Le capital abhorre l’absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10% d’assurés, et on peut l’employer partout; 20%, il s’échauffe !, 50%, il est d’une témérité folle; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines; 300%, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre, même au risque de la potence. Quand le désordre et la discorde portent profit, il les encourage tous les deux, la preuve la contrebande et la traite des noirs », P.J. Dunning, Quarterly Review, Trade Unions and Strikes, p. 436, 1860)

 

…au beau milieu du bois, une drôle d’architecture anguleuse forgée avec l’assemblage asymétrique d’une meute de fers à repasser le linge en chaleur ; il s’agit du célèbre kubi’tour 51 qui débutera la grande boucle pédocycliste le 1er janvier 2017 à stockholm en présence de la légion d’honneur en personne et d’un boa de passage: Oyez, oyez, braves sdf ! … et jfa en tenue camouflage au tissus étanche et silicone commandé en allemagne, avec une doublure mesh anti-électrostatique et une encolure bois 12 couches pour la structure de la capuche, va se trouver en avance d’une décade sur la guerre des sexes; ce sera une guerre de joie, jubilatoire, la nuit contre le jour, les sept mille sables contre les deux couillons de navarone ! finalement, la rencontre d’uppsala avec wikström, le ministre de la santé suédois aura été décisive pour retrouver les rêves érotiques évanouis dans la nuit népalaise; vous ne faites pas assez l’amour, aurait-il lâché au beau milieu d’un discours anonyme …et le miracle fût, les allumettes suédoises percèrent les ténèbres et on a vu alors des adèles boréales sur le pont saluant d’un mouchoir blanc à la main les oiseaux bitumés à la dérive dans la baie : allez les enfants ! partez encore pour un tour ! le cent troisième en attendant dortmund déjà si près de nous! …tout n’est qu’ordre et beauté / luxe, calme et vrobissement : le vacarme de la marchandise étalée sur le bitume, les virages mouillés et les chutes spectaculaires de la course; les rumeurs sur le parcours et la certitude des élus en écharpe tricolore au départ; les sponsors luisants, la caravane qui passe et repasse, les trois tranches de cochonou lancé à la volée, la foule en délire, les splendides hôtesses triées sur le volet… et enfin, le contrôle antidopage à l’arrivée retransmis en direct.

 

…par ici la chaude soupe juste avant l’hécatombe promise, au moins sept mil morts dans la nuit à genoux entre janvier 2008 et décembre 2010 selon le Collectif les Morts Dans la Rue et les quasi-vivants dans la merde jusqu’au cou …on va le sabrer bruyamment avec des brocs de bière munichoise d’un litre.

 

…les poumons rococo de madame kiki ne vont pas résister à l’épreuve et le timide archevêque de montréal prendra la tangente juste avant la ligne d’arrivée, encore une fuite à l’anglaise sur les bordures du jardin hanté par l’archange aux 500 kg de cuivre & d’or, cet autre protector empalé au sommet de la flèche …au sommet, maintenant que mes dents ont l’âge d’or et les rhumatismes galopants gagnent les étapes l’une après l’autre, il ne faut plus l’avoir sur le dos; elle le chassa de son lit avec une prothèse tirée à quatre épingles, ciao cretino, va via !

 

…ce sera un bunker conçu pour l’ère post-nucléaire avec trois toboggans en compétition positive : décidément, personne ne résiste aux billets de banque même si le compte n’y est pas ! faisons un grand rêve comme une visitation socialiste à la cellule inodore du quatrième arrondissement pour concevoir une loi sur le travail soumis et sans péché; installons le mythe au cœur de la forêt sauvage; revenons au temps des cavernes et révélons au monde la nouvelle version du troisième secret de fatima : oyez braves gens! ce ballet incessant de boules de feu, ces innondations serpentines et intempestives, ces rayons lumineux qui déchirent la voûte céleste, ce ne sont qu’au tant de clins d’œil du divin; revenez au bercail, priez toujours pour le reconvertion de la russie, pour le salut, revenez à genoux à la religion archaïque !

 

…pour sauver l’occident plongé dans les eaux glacées du calcul égoïste tant vanté par des traders macroniques aux hot shots rapides lâchés en pleine nature par la banque krothschild à la veille des vacances de ferragosto; mais tout compte fait ils finiront par exploser subitement en mangeant une tonne de bananes de trop au milieu de la nuit polaire; on parlera alors d’un complot, d’une vaste escroquerie aux alentours de 300 mille milliards de dollars en petites coupures : une pyramide de ponzi incommensurable! un escalier vers dieu.

 

…moi aussi, j’ai voulu au moins une fois réussir à faire sa tête telle que je la vois, mais hélas ! les plis et les replis des sept collines me cacheront à jamais le vrai visage du fourbe calife Blanc-bec entouré de ses 7 naines et leurs doublures, lovées dans la soie comme l’anaconda au coeur de la forêt vierge, il poursuit le rêve d’une éternelle jeunesse payée rubis sur l’ongle. « Vorrei riuscire a fare una volta una testa come la vedo no, ma siccome non ci sono mai riuscito, continuo; bisogna avere una gran dose di imbecillità per continuare. In realtà vedendo che non so far niente dovrei smettere. Con un po’ più di intelligenza, smetterei, ma siccome preferisco fare quel lavoro li che un altro, allora…» (Alberto Giacometti, 1963).

 

…les arcanes du tarot seront autofinancées avec une ligne de parfums à son nom pour rendre les gens heureux et sans angles droits …toute eau est bonne quand elle capte l’arc-en-ciel vagabond et fugitif.

 

…à la fin je me demanderais toujours : pedro es-tu là ? …cher rossignol de ma banlieue orbitale lointaine; les productions zavarof présenteront jusqu’au bout de la nuit, envers et contre tout, SIRÈNES HURLANTES, oeuvre majeure inachevée à jamais, invisible donc, placée aux confins du vérisme triomphant …je marcherais tant bien que mal sur le sentier étroit, en demandant à chaque pas : dis amore, quand tout cela va-t-il sauter ? …et Bob nous a quittés sans répondre à la question de Jhio : si dieu existe, cogne trois fois.

le temps des tomates (communiqué de presse / extrait)

 

La loi El Khomri est une loi qui fait date dans les rapports entre le monde du travail et le capital dominant. Mon expo, le Temps des Tomates, évoque l’agitation du printemps 2016 et les turbulents cortèges contre une loi travail, une loi massivement honnie (passé en force avec l’utilisation, une fois de plus, de l’exécrable art. 49-3). A cette occasion, les murs de Paris et d’ailleurs ont repris la parole pour dire les revendications immédiates et bien au-delà, l’espoir dans un monde libéré du salariat et de l’oppression.

Les quinze tableaux de l’expo reprennent quelques-unes des idées phare du mouvement. Pour ma part, je retiens en particulier l’une d’entre elles, celle qui proclame malgré la répression féroce, « Paris est une fête ». On pense tout de suite à Hemingway et ses amours dans la ville lumière à la fin des années 20. Mais la fête dont il est ici question, me fait plutôt penser à Gustave Courbet. Cette fête-là fait écho, 135 ans plus tard, à la lettre que le peintre, membre de la Commune, avait envoyé à ses parents pour leur raconter la ville libérée de ses chaînes : « Paris est un vrai paradis ! Point de police, point de sottise, point d’exaction d’aucune façon, point de dispute. Paris va tout seul comme sur des roulettes. Il faudrait pouvoir rester toujours comme cela. En un mot, c’est un vrai ravissement. » (30 avril 1871)

Le Temps des Tomates parle à sa façon de cette quête de ravissement qui devient ligne d’horizon à chaque étape.

 

 

cabaz de natal (em tempos famintos)

 

Cabaz de natal

pedia-te uma rosca de pão de ló de Felgueiras,
se bem que seja muito complicado
pedia-te uma muralha da china em vez dum bloco de esquerda,
se bem que os pedreiros minguem
pedia-te um mudar de vida radical,
se bem que o código civil o não autorize expressamente
pedia-te um autêntico milagre de Fátima,
se bem que deus o proíba por decreto
pedia-te um naco de broa ao preço da chuva,
se bem que o tempo nao esteja para milagres caseiros
pedia-te uma bica fumegante e com pouco açúcar,
se bem que não aguente a viagem
pedia-te a falência do partido socialista,
se bem que o patronato se oponha terminantemente
pedia-te a venda em haste publica do cristo-rei,
se bem que faltem compradores perfilados de desejo
pedia-te pró engenheiro sócrates um voo directo para o inferno,
se bem que o inferno tenha boca
pedia-te uma via rápida para o comunismo,
se bem que ao ministério faltem verbas disponíveis
pedia-te o assassinato do padre amaro,
se bem que os crimes de faca e alguidar escassem
pedia-te uma coroa de flores pró grande alexandre o’neill,
se bem que o fernandinho coma tudo
pedia-te a ruína dos cinco diários desportivos nacionais,
se bem que não tenhamos cinco réis de gente
pedia-te mais luz para os fiéis do terceiro anel,
se bem que a multidão continue a gritar : cada dia mais perto de ti senhor
pedia-te uma coroa de violetas para o presidente dos dragões,
se bem que os gladiadores modernos torçam pelo jaguar
pedia-te um tinto grevista contra o milhão de portugueses esfomeados,
se bem que haja o branco de premeio
pedia-te compaixão pra com as batatas a murro,
se bem que a academia do bacalhau morra de desgosto
pedia-te o eclipse total do primeiro de dezembro,
se bem que o horóscopo fique com dor de cornos
pedia-te pasteis de nata em vez de hóstias,
se bem que a igreja não orçamente tais heresias
pedia-te quatro ou cinco crimes a fio de espada,
se bem que o tempo não esteja para domquichotices
pedia-te uma canção com mais acção e menos intenção,
sem bem que a XI tese de feuerbach já tenha barbas
pedia-te um anel de saturno para oferecer à minha namorada,
se bem que o planetárium ande fechado pra obras
pedia-te um fado final que cante o suicídio dos malabaristas,
se bem que o cemitério dos prazeres afixe lotação esgotada
pedia-te um bacalhau de posta alta e com barbas,
se bem que o grão de bico permaneça calado
pedia-te um carrinho de linhas para andar na brasa,
se bem que já tenha os quilómetros contados
pedia-te um caralho das caldas priapista e intemporal,
se bem que deus mo deu deus mo levou
pedia-te um comprador prá bouça por tuta e meia,
se bem que os cegos não corram os estádios da vitória
pedia-te um passeio dos tristes mais alegre,
se bem que o poeta seja um fingidor com reumático crónico

e fico por aqui para que não te assustes com o tamanho do cabaz

braz da costa

 

 

Payer pour le sud

Publié le 

 

PAYER POUR LE SUD… peuplé de jeunes âmes confuses, tatouées, piercées & selfitisées, jogging-zigzaguant à travers la dernière cohorte de vieilles putes germanisées & grognardes crachée par un bus-tir-ovni sur les trottoirs du centre-ville, le sud subit encore une nouvelle vague dévastatrice : la gentrification. le soleil dans sa grande bienveillance écrase tout sur son passage/repassage, du lever au coucher, jour après jour – aux avant-postes Bausch & Lomb et L. Bettencourt pansent les bobos idiots.
dans l’apparente cohésion du visible, tapissé d’un green bien gras, parsemé ici et là de quelques trous à rats, la collection de masques bilderberg et le camouflage hollywoodien d’usage, remplacent à leur avantage la rhétorique surannée des vils écrivassiers du passé. « Le plumitif lui dit : je suis sans crédit pour faire du bien ; tout mon pouvoir se borne à faire du mal quelquefois » (Voltaire, l’Ingénu, 13).
poutine, qui a probablement lu marx, confiait le 5 juin 2017 à la chaîne américaine NBC ce secret de polichinelle : « les présidents viennent et partent, même les partis au pouvoir changent, mais la ligne politique reste en place. alors, d’une manière générale, peu importe qui est à la tête des Etats-Unis. nous savons à peu prés ce qui va se passer ». aux prochaines élections, c’est promis : rothschild au nom de la grande corporation libérale visant la gouvernance mondiale, fera savoir au peuple, par le truchement de la presse immonde, qu’il présentera au verdict des urnes son cheval favori, Incitatus ! celui qu’a une écurie de marbre avec une mangeoire en ivoire, une couverture pourpre et un collier incrusté de pierres précieuses. « Le fascisme moderne est un fascisme rampant que par phases cumulatives et révolutions de palais accouche d’un état policier, façonnant pas à pas une société civile militarisée . L’instrumentalisation à grande échelle de la terreur est l’outil opératoire de ce processus » (P. Canaris)


MATER POUR LE SUD… celle qui courtisait les photographes animaliers et les agents secrets reconvertis dans dans l’industrie des pesticides & fertilisants, forçait le destin et l’admiration de son entourage par son extraordinaire capacité d’être toujours là, au bon endroit au bon moment, toujours une serviette blanche à l’épaule prête à éponger le sperme débordant. (« Madame, depuis qu’on vous a fait chevalière de la Légion d’Horreur, vous ne cessez pas de grimper aux arbres, pour me dire : vu d’ici, Monsieur, vous êtes un crapaud » , Vicomte de Pinencourt, 1816).
mais bon sang de bonsoir ! …ces doctes sapir sapiens occidentaux émérites, prétendent du haut de leurs chairs à canons, qu’il n’y a pas de solution miracle ou instantanée à la terreur, sans oser se poser cette question ingénue de base : et si on arrêtait d’un coup l’agression impériale meurtrière donc sont victimes les peuples et nations du moyen orient, pour voir ?
made in china, made in india, ce ne sont que des rivières de sueur et larmes parmi les innombrables, cheap but very fun, man ! la ikearisation des esprits ou la vie rustinée à bloc / de gauche poursuivra sa route cahotante avec les acquiescements des baizuo, ces drôles de bestioles bariolées qui entre la peste ou le choléra choisiront toujours le libéralisme – promis, le dernier, pour la route !


VOYAGER POUR LE SUD… ex-cédé par le vol énervant d’un bourdon, il a décidé tout d’un coup, de tondre la pelouse du jardin avec un coupe-ongles électrique acheté dans un drugstore à NY; avançant tant bien que mal à la vitesse du robot curiosity sur la surface de mars, il a fini pour piquer une prévisible crise de nerfs; le lendemain matin je lui ai apporté sur son lit de souffrance existentielle un café-crème décaféinée et deux langues de cerf.
au tomber de ta jupe mauve plissée sur le paysage dévasté, j’ai rêvé d’un énorme cul étoilé de saucisses-frites-sauce moutarde, alors qu’à deux pas de ton nuage rose tapissé de promesses, à st-jean-du-dessert, la mariée haute en couleuvres venait de rendre l’âme victime innocente d’une overdose de sodokus sodomites.
sur ce, le golem (emet/met), morpion Ier, emperor ex-nihilo, jubilait, jubile, jubilera à l’ombre de la mystérieuse statue moaÏ de Steele & Holt construit par la firme Elberton Granite Finishing Company; notre topor national aurait peut-être regretté «não vivermos tempos com turbulentas turbas perturbando as turbinas do torpor»

 

 

 

sirènes hurlantes

 

 

flamby prend d’assaut la liberté, avec une voiture de course sans marche arrière …tu veux toucher ? c’est chaud, c’est agréable… peau à peau, sou après sou, raie contre raie, habillés en noir fluo pour tout risquer, au fond les mecs sont tellement jaloux, ils travailleront partout où ils se trouveront, avec des lettres-dessin ils feront le tour du monde dans un bout-à-bouche sidérale; l’art est leur maison, une art qui ne sert à rien, des machines gratuites anti-esclavagistes pour dire le féminin insoupçonné de la nana géante trimbalant un drugstore au cœur du sein gauche et au rez-de-chaussée l’introuvable ciné-club calviniste de madame scob, encore une histoire cimadesque, une drôle d’architecture forgée dans l’absence de plan; il s’agit du célèbre KUBI’TOUR 17 qui débutera la grande marche à stockholm le 1er janvier 2017 en présence de la légion d’honneur en personne et d’un boa de passage …Oyez, oyez, braves gens ! …ça va sabler fort à la bière munichoise d’importation et jfa va se trouver en avance d’une décade sur la guerre des sexes, une guerre de joie, jubilatoire, la nuit contre le jour, cette rencontre avec le ministre de la santé suédois aura été décisive pour retrouver les rêves érotiques évanouies dans la nuit népalaise, vous ne faites pas assez l’amour, lâchera-t-il au milieu d’une phrase anonyme …et le miracle fût; les poumons rococo de madame kiki ne vont pas résister à l’épreuve et l’archevêque de montréal prendra la tangente juste avant la ligne d’arrivée, encore une fuite anglaise en mi mineur pour oboé; bref, il ne faut pas l’avoir sur le dos, elle le chasse de son lit avec une sculpture monumentale, ciao cretino ! ce sera un bunker conçu pour l’ère post-nucléaire avec trois toboggans en compétition positive : décidément, personne résiste aux billets de banque même si le compte n’y est pas ! faisons un grand rêve comme une visitation socialiste à la cellule inodore du quatrième, installons le mythe au cœur de la forêt sauvage pour sauver l’occident plongé dans les eaux glacées du calcul égoïste tant vanté par des traders méta-macroniens lâchés en pleine nature par la banque rothschild à la veille les vacances de la mi-août; tout compte fait ils finiront pour exploser subitement en mangeant une tonne de bananes au milieu de la nuit polaire; on parlera alors d’un complot, d’une vaste escroquerie aux alentours de 300 milliards de dollars en petites coupures : une pyramide de pognon incommensurable ! un escalier vers dieu… en réalité, seul le mensonge monumental permet d’atteindre le cœur d’un large publique et échapper ainsi au huis-clos des marchands de karglaces postés aux quatre coins des ronds points normands; les arcanes du tarot seront auto-financés avec une ligne de parfums à son nom pour rendre les gens heureux et sans angles droits …l’eau est bonne quand elle capte l’arc-en-ciel vagabond; à la fin je me demanderai toujours, igor es-tu là ? …cher rossignol d’une banlieue orbitale lointaine; les productions zavarof présenteront jusqu’au bout de la nuit, envers et contre tout, SIRÈNES HURLANTES, oeuvre majeur inachevée, placée aux antipodes du néo-vieirisme répétitif …marchant tant bien que mal sur le sentier étroit, je demanderai à chaque pas: dis chérie, quand tout cela va sauter ?

 

https://zavarof.wordpress.com/?fbclid=IwAR0__qV4W1ATBgOIcIOknv2gDVHqw6Y4gN_L6d4AKN3uSMZCYx1Ifsd_v7M



12/05/2019
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