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12 décembre — la voix de la résistance n°13

La voix de la résistance : Palestine - Liban

N°13 - 12 décembre 2006

 

• La résistance blesse 5 soldats sionistes dans la région de Jénine

Un nouveau raid de l'armée sioniste sur Jénine et le camp pour enlever des résistants s'est mal terminé pour l'armée d'occupation : cinq de ses soldats ont été blessés par les balles de la résistance, dans le camp.

Un véhicule Hamer de l'occupation a été touché par les résistants, près de Qabatiya. Un autre véhicule s'est avancé pour sauver le premier, mais les tirs de la résistance ont blessé le cinquième soldat.

L'opération de résistance a été revendiqué par les Alwiyat al-Nasir Salah Eddine, branche armée des comités populaires de la résistance.

• La résistance palestinienne s'oppose à l'invasion du camp de Jénine

Lundi 11 décembre, les résistants palestiniens se sont opposés à un raid de l'armée d'occupation en faisant exploser des charges lors du passage des véhicules.

Les voitures de colons attaquées par les résistants

Des manifestants ont attaqué avec des pierres les voitures de colons circulant sur la route près de Taqu' et Harmala. Plusieurs colons ont été blessés.

Les autorités de l'occupation ont aussitôt fermé l'entrée du village Taqu' faisant circuler de nombreuses patrouilles à l'entrée de Harmala, interdisant à la population d'entrer ou de sortir des villages.

Près du camp al-Arroub, au nord d'al-Khalil, un autre convoi de colons a été attaqué par des coktails molotov.

L'entrée du camp a été aussitôt fermée par les soldats de l'occupation.

Les forces de l'occupation ont posé des barbelés à l'entrée nord-ouest du village al-Khadr, au sud de Bethlehem, ainsi qu'un grand portail métallique, de quatre mètres de long et 2 mètres de hauteur. La population du village a protesté considérant que ces barbelés les empêchent de se rendre à leurs terres et aux villages voisins.

• Les résistants attaquent

Les résistants sont parvenus ce matin à attaquer une patrouille de l'armée sioniste en faisant exploser une charge dans la ville de Nablus. C'est au cours d'un raid sioniste sur la ville que les résistants ont attaqué la patrouille.

• Le Front Populaire de libération de la Palestine refuse la proposition du "CE" de l'OLP

Le FPLP a refusé la proposition du "CE" de l'OLP demandant au président palestinien à organiser des élections anticipées, présidentielles et législatives, indiquant qu'il s'agit d'une mesure très grave qui ne fait qu'accentuer la crise de la situation palestinienne intérieure, qui nuit aux intérêts nationaux, et a refusé d'accorder au président Abbas de nouvelles prérogatives sécuritaires.

Dr Rabah Mhanna, membre du bureau politique du FPLP a déclaré que les élections vont coûter extrêmement cher, et les gens ont faim, c'est une dilapidation de l'argent public.

Il a insisté sur la nécessité de former un gouvernement d'unité nationale sur la base du document d'entente nationale, appelant à commencer immédiatement les discussions avec la participation de toutes les forces politiques et sociales.

Il a ajouté que l'échec est dû, jusqu'à présent, au fait que les discussions ont été bilatérales (Fateh et Hamas).

Concernant l'OLP, Rabah Mhanna a mis en garde contre l'annulation des décisions prises au Caire au sujet de la réforme de l'OLP, disant que tout retard est délibéré de la part de parties qui n'ont pas intérêt à activer l'OLP. Il a réclamé l'activation du rôle des institutions de l'OLP disant : "nous sommes contre que l'Autorité palestinienne prenne les prérogatives de l'OLP, et toute tentative d'activer le rôle de l'OLP de cette manière et en ce moment peut être une façon de contourner ce qui a été décidé au Caire".

• Le premier ministre palestinien en Iran, après la Syrie

Le premier ministre palestinien, M. Haniyye, s'est rendu en Iran pour une visite de 4 jours, où il a rencontré les principaux dirigeants du pays, qui l'ont assuré du soutien indefectible de l'Iran au peuple palestinien et à sa résistance contre l'Etat sioniste.

Isma'il Haniyye a déclaré que la résistance palestinienne se poursuivra jusqu'à la victoire et l'instauration des droits du peuple palestinien, indiquant que l'unité du peuple palestinien est une question essentielle pour faire échec aux plans sionistes-américains qui ne cessent de vouloir allumer le brasier de la guerre civile entre les Palestiniens.

Il a déclaré au cours de sa rencontre avec le président iranien, Ahmadinajad, que le gouvernement palestinien élu est le fruit de la lutte et du combat continu, du sang des martyrs de l'Intifada au cours des années précédentes, et a confirmé que le peuple palestinien poursuivra sa résistance et ne reconnaîtra pas l'entité sioniste occupante, qu'il souhaite annuler tous les accords injustes avec les sionistes, visant à réaliser les buts et les souhaits du peuple palestinien, qui sont l'indépendance et la liberté.

• Colonisation, judaïsation : épuration ethnique

• Al-Khalil : Centre Palestinien d'information 10/12

• Khirbet Qilqis : trois décennies d'affrontement avec les colons

Lorsque les autorités de l'occupation ont commencé leur projet colonial dans la province d'al-Khalil, le plan était de former une ceinture de colonies autour de la ville d'al-Khalil. La colonisation a commencé par la création de points de colonisation, et ces points se sont mis à s'étendre à la manière d'un cancer jusqu'à recouvrir de larges superficies, des milliers de dunums des terres de la ville.

Plusieurs de ces points de colonisation ont été installés à l'intérieur même de la ville, quatre, qui sont Beit Romanio, qui est en réalité l'école Usama bin Munqidh, et Beit Hadassa, qui est en réalité le bâtiment Dabuya, Telle Rumeida et Beit Ibrahim Ivino, qui constitue l'extension coloniale de ce qui s'appelle la route 60 de la colonie Kiriat Arbaa et Kharsina, à l'est de la colonie Hajay, au sud.

Hajay est la colonie-poignard qui est plantée dans le flanc d'al-Khalil depuis 33 ans. Tous ceux qui voulaient travailler leurs terres situées près de cette colonie, qui sont les habitants de Khirbet Qilqis, devaient payer un prix fort pour leur présence. Ce qui signifie qu'ils s'approchaient des barbelés de cette colonie, qu'ils devaient utiliser la route 60 qui relie la colonie au village. Plusieurs victimes palestiniennes sont tombées à cause de leur présence dans ce lieu, à cause des agressions incessantes des colons.

Le 27 novembre dernier, la jeune Imane Jibril Abu Turki, 20 ans, rentrait de son travail vers sa maison à Khirbet Qisqis, en compagnie de son frère. Un groupe de colons en voiture leur barrent le chemin et obligent la jeune fille, sous la menace des armes, à monter dans la voiture. Son frère réussit à fuir, et la voiture s'est dirigée vers la colonie Hajay.

La jeune fille fut libérée plus tard, mais cette histoire montre clairement la menace que vivent en permanence les Palestiniens, due à la présence des colons.

Quant à l'enfant Muhammad Firas al-Atrash, âgé à peine de 6 ans, il a été la cible de plusieurs balles lancées par les colons. L'une d'elle a touché le genou, et l'autre la tête. L'enfant a été immédiatement hospitalisé. Cet enfant n'était pas recherché par les soldats de l'occupation, mais tout ce qu'il savait faire, était de jouer devant la maison, qui est proche de la colonie.

C'est le cas de Wurud Khodr Shabane, âgée de 9 ans, qui a été sauvagement brutalisée par des colons de Hajay.

Alors que les agressions des colons se multiplient contre la population palestinienne, les soldats de l'occupation font de même. C'est l'armée de l'occupation qui a visé Rida Rajabi, 47 ans, frappée et brutalisée, alors qu'elle se trouvait avec son fils, Salih, qui a dû être hospitalisé.

• Naqab : destruction de 5 maisons

arabs48.com

Tôt ce mardi matin, les bulldozers du ministère de l'intérieur et de l'administration des terres d'Israël, soutenus par une imposante force de police, ont détruit 5 maisons dans le village non reconnu de Um Mitnan, près de Um Qraynat, dans le Naqab.

Cette campagne de destruction se déroule après la destruction il y a quelques jours de 18 maisons, et le même jour de la visite du ministre de l'intérieur dans la ville d Rahat, dans le Naqab, après que son ministère ait déclaré qu'il a l'intention de détruire 42000 maisons arabes.

Une des maisons détruite était habitée par la famille al-Kashkhar, composée de nombreux enfants, qui n'ont plus de toit, et une autre appartenait à un jeune homme, Hamid Talib Ushaybe, qui devait se marier bientôt.

Dans un communiqué, le conseil régional des villages non reconnus a déclaré que "la campagne de destruction a pour but de faire pression sur les gens afin qu'ils aillent habiter dans le village Um Qraynat, nouvellement reconnu."

Hussayn Rafay'a, président du conseil régional, qui se trouvait dans le village, a déclaré : "Israël prétend qu'il est victime du terrorisme, mais ce qu'il a fait aujourd'hui est du terrorisme d'Etat contre des citoyens sans défense, qui habitent dans leur pays. Cette nouvelle campagne alors que le ministre de l'intérieur se trouve à Rahat signifie un cadeau aux Arabes du Naqab".

• Les profanateurs sionistes de la mosquée de Yafa sont légèrement condamnés

La Fondation al-Aqsa pour la rénovation des lieux saints musulmans dans les régions occupées en 1948 a affirmé sa crainte que la condamnation allégée des profanateurs sionistes de la mosquée Hassan Bek de Yafa soit un encouragement à commettre des crimes de plus en plus graves envers les musulmans.

Le colon Shimon ben Haim a été condamné à neuf mois de prison seulement alors qu'il avait jeté dans l'enceinte de la mosquée une tête de porc enroulée dans une keffieh arabe où avait été inscrite le nom du prohète de l'Islam. Une autre profanatrice a été condamnée seulement à deux mois de travaux d'intérêt public, alors qu'elle a revendiqué son acte en toute fierté.

La fondation affirme : ce crime mérite une peine plus importante, surtout que les profanateurs avaient affirmé qu'ils allaient poursuivre leurs actes.

• ARIJ : refus de la version actuelle des propositions de l'Assemblée générale de l'ONU au sujet du mur sioniste

Quotidien al-Quds 8 décembre 2006

La cour internationale de justice avait jugé illégale la construction du mur sioniste, et l'assemblée générale de l'ONU propose de définir les critères en vue d'enregistrer les pertes dues à ce mur dans les terres palestiniennes.

Or ARIJ (Institut d'Etudes appliquées) conteste la proposition de l'AG de l'ONU la considérant illégale et injuste car elle neutralise la décision de la cour internationale de justice, elle gnore les règles législatives principales sur lesquelles la décision de la cour a été bâtie. La proposition de l'AG de l'ONU limite sa décision sur les terres isolées à l'ouest du mur, enfermées entre le tracé du mur et la ligne verte tracée en 1949, ce qui représente 555kms2 de la totalité de la superficie de la Cisjordanie, soit 10%, sans prendre en compte les pertes subies par les terres palestiniennes situées à l'est du mur sioniste, y compris la zone qui se trouve le long de la vallée du Jourdain, dont la superficie est de 1664Kms2, soit 29,4% de la superficie totale de la Cisjordanie ainsi que d'autres terres arrachées auparavant par les Israéliens pour ce qu'ils appelent les besoins sécuritaires, comme les bases militaires.

Le rapport d'ARIJ précise que l'AG de l'ONU ne précise pas la base adoptée pour définir la propriété des terres, car Israël avait émis une décision militaire, suite à son occupation de la Cisjordanie et d'al-Quds orientale, de la bande de Gaza, stoppant tout enregistrement des terres, ce qui lui a permis de confisquer 2910KmS2 de la Cisjordanie, la considérant comme terres de l'Etat. Le rapport d'ARIJ précise que la proposition de l'AG de l'ONU se comporte avec les pertes dues au mur sioniste de façon individuelle, ce qui permet à Israël de s'emparer des terres publiques. De même, la proposition ne mentionne pas les conséquences sociales, économiques, environnementales sur la société palestinienne.

• Prisonniers palestiniens et arabes : libération immédiate des 11.000 détenus

Communiqué des Alwiya al-Nasir Salah Eddine

La branche militaire des comités de la résistance populaire a déclaré : Il est certain que l'opération "Illusion dissipée" a prouvé que la résistance palestinienne est capable d'infiltrer, avec l'aide de Dieu, la sécurité de l'ennemi sioniste et de lui porter des coups, en tuant, blessant ses soldats et en capturant un autre. La résistance est capable de le garder autant qu'il le faut à cause de l'importance que représente cette question pour des milliers de prisonniers qui attendent avec espoir leur libération des prisons sionistes.

Le communiqué poursuit : les déclarations relatives au soldat capturé et les détails concernant l'opération d'échange qui n'a pas mûri ne peuvent que porter du tort au moral des familles des prisonniers et des prisonniers eux-mêmes. Il n'est pas autorisé à quiconque de parler du dossier de ce soldat, qui se trouve entre les mains des branches militaires des organisations qui ont mené l'opération, qui snt les Alwiya al-Nasir, les Brigades du martyr Izzidine al-Qassam et Jaysh al-Islam.

Nous avons entendu ces derniers temps des déclarations individuelles à propos de ce soldat capturé, détaillant le processus de l'échange, alors que nous avons insisté sur la nécessité de garder le secret afin d'assurer la bonne marche de l'échange. Nous promettons à nos prisonniers héroïques que ce dossier sera traité pour servir nos prisonniers, hors de toutes les crises politiques.

• L'occupation interdit au ministre palestinien aux affaires de prisonniers de visiter les prisonniers de guerre libanais.

Les trois prisonniers de guerre libanais, enlevés par les forces sionistes cet été au cours de la guerre d'agression ne peuvent être visités par le ministre palestinien. C'est ce qu'a déclaré le conseiller juridique de l'administration pénitentiaire sioniste, car le ministre de la sécurité "utilise ses prérogatives", qui sont d'annuler les droits des prisonniers d'avoir une assistance juridique d'avocats nommés par le ministre palestinien.

Ces prisonniers enlevés sont Hassan Sulayman, Muhammad Srour et Mahir Qurani.

• Les Brigades d'al-Aqsa mettent en garde contre la profanation et la destruction de la mosquée al-Aqsa

7/12 palestine-info.info

Abu Qusay, porte-parole des Brigades des martyrs d'al-Aqsa (Fateh) a mise en garde le gouvernement sioniste de toucher à la mosquée al-Aqsa, lui faisant porter toute la responsabilité des actes de résistance qui pourraient en découler.

Il a demandé au peuple palestinien de tenter par tous les moyens de se rendre à la mosquée al-Aqsa, menacée de destruction et de judaïsation. Il a appelé les Etats arabes et musulmans, dirigeants, peuples et institutions, à se mobiliser pour protéger les lieux saints, pour faire face aux tentatives répétées et suivies des sionistes de poursuivre le creusement de tunnels qui passent sous la mosquée.

• la député Jamila Shanti (Hamas) déclare

8/12. A l'occasion du 19ème anniversaire de la formation du mouvement Hamas, la député Jamila Shanti a déclaré : " ce que font les femmes de Palestine, défiant et affrontant l'occupation sioniste, constitue une nouvelle histoire pour le monde entier", ajoutant que "les femmes de la région nord de la bande de Gaza, en brisant le blocus de Beit Hanoun, a porté un coup à l'image de l'ennemi, qui a lui-même reconnus qu'il n'avait jamais affronté un tel mouvement".

• Ahmad Yousef, conseiller du premier ministre palestinien

Dr. Ahmad yousef a déclaré le jeudi 7/12 que le gouvernement considérait que la question de la trêve pour 5 ou 10 en contrepartie du retrait sioniste des territoires occupés en 1967 et la résolution des deux questions des prisonniers et des réfugiés est une proposition que beaucoup de délégations européennes commençait à étudier.

C'est suite à la proposition d'un milliardaire israélien, consistant à "donner" 100 millions de dollars au premier ministre palestinien pour rencontrer Olmert, que dr. Ahmad Youssef a fait cette déclaration, ajoutant : par cette initiative, l'homme d'affaires sioniste pense qu'il peut réaliser un règlement, mais notre conception des événements, en tant qu'islamistes, est très différente. Ce que réclame le gouvernement palestinien est la fin de cette occupation, la libération d'une dizaine de milliers de prisonniers et la résolution de la question des réfugiés en appliquant le droit au retour et la formation d'un Etat palestinien, et toutes leurs propositins sont des ballons d'essai pour la partie palestinienne".

 

Liban

Rassemblement historique dans la capitale

Au cours du rassemblement historique du 10 décembre, 10 jours après le début du mouvement de l'opposition contre le gouvernement illégitime actuel, les manifestants ont affirmé les véritables motivations qui les ont fait descendre dans la rue : contre la tutelle américano-sioniste sur le Liban. Le numéro 2 du Hizbullah a rappelé, de la tribune, qu'on ne peut affirmer coopérer avec les Etats-Unis (comme le fait Sanioura, premier ministre accroché à son poste) et être pour l'indépendance du pays. Il a, de plus, réclamé à Sanioura de donner ses ordres pour que l'armée libanaise remette aux résistants les armes confisquées par l'armée, suite à l'ordre reçu par Sanioura, en pleine guerre contre l'attaque israélienne de cet été.

Naïm Qassim a réaffirmé l'unité confessionnelle et religieuse des forces de l'opposition qui ont pour but de sauver le Liban de la tutelle américaine.

• Le nombre des tentes augmente dans les places de la dignité

waad.org

Afin de faciliter aux protestataires leur présence en continu dans la place, le nombre de tentes installées dans les places de la dignité augmente de jour en jour, ce qui indique la large adhésion de larges couches de la population libanaise aux revendications de l'opposition. Opposition jugée par l'équipe au pouvoir et leurs amis américain, français et arabes comme une "manoeuvre iranienne et syrienne".

C'est au cours de ce rassemblement historique que la population du Liban commence à faire connaissance, eh oui, il a fallu une telle expérience pour les différentes régions se retrouvent, pour que les gens venus du nord rencontrent ceux de la Beqaa , que les gens du Sud rencontrent ceux de la montagne.

• Protestations des habitants de Nabatiyye contre la visite de l'ambassadeur américain

Le 7/12, al-Akhbar. Les élèves, étudiants, jeunes, tous les habitants de la ville de Nabatiyye, au sud du Liban, manifestent dans les rues pour protester contre l'annonce de l'arrivée de Feltman, l'ambassadeur américain responsable du climat de crise dans le pays.

Les élèves se sont équipés de quoi lancer sur le cortège de l'ambassadeur, surtout en cette période où il est clair que c'est l'ambassadeur américain qui gouverne à la place du gouvernement libanais. Les manifestants ont considéré qu'il s'agit d'une provocation. Les forces de la sécurité intérieure et l'armée libanaise essaient de maintenir l'ordre.

Lorsque les habitants de la région ont appris que Feltman allait arriver, prétendant suivre les opérations de déminage, la population a coupé la route entre Adshit et Qsaybe, armée d'oeufs et de bâtons, et scandant des slogans contre l'intervention américaine dans les affaires libanaises. Les manifestants ont réclamé la chute du gouvernement illégal actuel. Le maire Jamal Hayek a déclaré "refuser recevoir l'ambassadeur américain sur une terre qui a subi la destruction programmée par les Israéliens, qui ont semé les bombes à fragmentations de fabrication américaine".

Manfiya Salih, une des manifestantes, a refusé la présence de l'ambassadeur américain dans le sud, qu'elle considère comme une violation de la terre du sud, "où nous perdu 1400 martyrs au cours de l'agression israélienne menée par des armes américaines et au nom de la démcratie. Les martyrs continuent à tomber jusqu'à présent à cause des bombes à fragmentation. Que Feltman s'en aille et qu'il nous laisse vivre en paix".

Pur Hamze Naser, 12 ans, Feltman est le responsable de la guerre israélenne contre le Liban, il est le responsable de la mort de nombreux enfants à cause des fusées de son Etat".

• Un nouveau terme politique : fatfatiya

al-Akhbar, 7/12/06. Un nouveau terme politique a été introduit à partir du Liban, c'est le fatfatiya, qui signifie "une attitude qui n'exige aucun engagement envers des principes, une attitude qui se modèle selon les intérêts de la situation politique de Ahmad Fatfat."

C'est une idéologie qui renferme de nombreuses contradictions : elle proclame la démocratie et le libéralisme d'une part et cherche d'autre part le soutien des alliés de Ben Laden, dans le nord du Liban. Elle souhaite appuyer le wahhabisme saoudite, parle au nom de la "souveraineté" et de "l'indépendance" et alors qu'elle avait pieusement représenté les intérêts syriens,; elle se place entre les mains des maîtres étrangers de Sanioura. L'idéologie fatfatiya considère que le meilleur moyen de combattre l'occupation est d'inviter les soldats de l'occupation à une tasse de thé. Beaucoup considèrent que la fatfatiya est un phénomène libanais, mais nous remarquons son extention à présent au Moyen-Orient et ailleurs.

Les réactions contre la fatfatiya récemment exprimées dans les manifestations de Beyrouth peuvent se comprendre en tant que ressentiment contre plusieurs politiciens du genre Husni Mubarak, Abu Mazen, Sanioura, que le public arabe considère comme de simples outils entre les mains des forces impérialistes.

Ajoutons un autre trait de la fatfatiya : croire que les Libanais et les Arabes plus généralement ne lisent pas l'anglais : ses déclarations à la presse canadienne et américaine où il annonce la formation d'une milice gouvernementale (les FSI) soutenue par les Etats-Unis, la France et les Emirats arabes unis sont largement commentées et l'accusent de vouloir fomenter des troubles confessionnels.

Yasser Al-Hariri écrit : c'est parce que le projet américain est en difficulté en Irak, en Afghanistan, en Palestine, qu'ils veulent lancer une nouvelle campagne à partir du Liban.

Certains pays arabes sont prêts à faire intervenir des forces internationales pour soutenir le gouvernement de Sanioura, Sanioura lui-même souhaite internationaliser la situation interne, soutenu en cela par Geagea et Jumblatt. Le projet américain consiste à créer un Etat fédéral, comme en Irak. Mais un responsable de l'opposition a affirmé que "le projet de l'Etat fédéral n'aura aucune chance de passer, car nous le combattrns même s'il est défend par 30.000 soldats étrangers. Nous ne permettrons pas qu'un projet sioniste revienne au Liban par la porte américaine ou arabe".

Le responsable de l'opposition avoue : le courant al-Mustaqbal (Saad Hariri) fait une grossière erreur car il a été entraîné dans des lieux étrangers à lui, étrangers à son histoire et à ses liens. Il ne pourra pas facilement s'en sortir, il est devenue le "cheval de troie" utilisé pour susciter la guerre confessionnelle interne. Samir Geagea (FL, responsable des massacres de Sabra et Chatila en 1982) ne veut que la présidence de la république.

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine



14/12/2006
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