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la mosquée al-aqsa en danger de destruction

La mosquée al-Aqsa en danger de destruction

Les dignitaires religieux de la Palestine lancent un cri d'alarme


 

Sheikh Raed Salah, président du mouvement islamique des terres occupées en 48
(Israël), a dévoilé ce jeudi premier février que l'institution israélienne est
en voie de démolir la route de la porte Bab al-Maghariba, qui est attenante au
mur occidental de la mosquée al-Aqsa, ainsi que deux pièces de la mosquée. La
démolition est prévue ce dimanche 4 février et les autorités sionistes la
préparent depuis un moment. Il a considéré qu'un tel acte criminel constitue une
atteinte à l'intégrité de la mosquée au-Aqsa. Il a demandé l'intervention urgent
des pays arabes et musulmans, et ntamment ceux qui ont des relations avec
l'entité sioniste. De son côté, sheikh Ikrima Sabri, président du conseil
musulman supérieur et orateur de la mosquée al-Aqsa a déclaré que la route de la
porte Bab al-Maghariba fait partie intégrante de la mosquée et que sa
destruction par l'institution israélienne est un acte criminel grave.

C'est au cours d'une tournée sur le terrain du mouvement islamique, de la
fondation al-Aqsa et d'une délégation de la ville d'al-Quds que les responsables
musulmans ont mis en avant le danger représenté par les fouilles israéliennes
dans et suos la mosquée, en vue de judaïser la ville sainte. La première étape a
été dans la région de Hammam al-Ayn, au bout de la rue al-Wad, dans la ville
ville, où Hayel Sanduqa a montré que l'institution israélienne a l'intention de
construire une synagogue sur un terrain waqf (appartenant à la communauté
musulmane) et l'exécution de profondes fouilles qui aboutissent près du mur
occidental de la mosquée al-Aqsa. Concernant cette profanation du lieu, la
fondation al-Aqsa a mis en avant que les documents historiques confirment que
Hammam al-Ayn est une construction de l'époque mamelouke, fondée par le prince
Tankaz al-Nasiri, en 1337 de l'ère chrétienne. Il s'agit d'un waqf dont les
bénéfices sont versés pour l'entretien de la bibloithèque al-Khalidiya, à
al-Quds, située près du Hammam, et ce depuis 1900, tels que le montrent les
documents officiels de la ville d'al-Quds.

La seconde étape fut la place al-Maghariba, qui donne sur le mur al-Buraq et la
route de Bab al-Maghariba. Sheikh Raed Salah a dévoilé le plan de l'institution
israélienne consistant à démolir cette route, ce dimanche, déclarant : « Nous
avons des renseignements sûrs indiquant que l'institution israélienne a préparé
la démolition de cette route attenante à la mosquée. Tout a été mis en place
pour commencer ce crime. Il est également prévu de détruire deux pièces de la
mosquée al-Aqsa, qui montrera la mosquée al-Buraq qui se trouve à l'intérieur de
la mosquée al-Aqsa, à l'ouest. Les sionistes ont l'intention de construire
immédiatement après un nouveau pont ce qui a pour conséquence la destruction
d'un grand nombre de vestiges musulmans historiques en ce lieu, et ainsi la
mosquée al-Aqsa sera une cible découverte pour les terroristes qui peuvent
envahir la mosquée à tout moment. » Il a ajouté : « Voilà que l'institution
israélienne compte démolir une partie intégrante de la mosquée al-Aqsa. Nous
lançons un appel à l'ensemble du monde arabo-musulman et notamment à la Turquie,
à l'Egypte, à la Jordanie et au Maroc leur demandant d'agir rapidement pour
empêcher ce crime.

Il a de plus indiqué que les fouilles entreprises par l'institution israélienne
sous la mosquée se poursuivent, elles sont arrivées jusqu'au centre de la
mosquée. « Ce sont des ouvriers thaïlandais qui exécutent les travaux.
L'institution israélienne interdit de prendre des photos. »

De plus, une assciation de colons israéliens ('Ilaad), est en train de creuser
un tunnel reliant le quartier Selwan au sous-sol de la mosquée al-Aqsa, sous la
direction des autorités des fouilles archéologiques israélienens. Le nouveau
tunnel creusé commence par la région de Ayn Selwan, passe par la mosquée Ayn
Selwan, par un terrain waqf chrétien, puis se dirige vers le nord en direction
du mur méridional de la mosquée al-Aqsa. Selon les informations de la Fondation
al-Aqsa, quelques mètres de tunnel supplémentaires pour qu'il arrive à l'angle
sud-ouest de la mosquée al-Aqsa, sous le bâtiment du musée islamique.

Des fouilles soi-disant archéologiques menées par les autorités sionistes dans
la partie occidentale de la mosquée ont déterré et détruit des bâtiments arabes
et musulmans appartenant à des périodes diverses de l'histoire, ottomane,
mamelouke et ayyoubide. Les fouilles sont menées à l'aide de bulldozers qui
détruisent les bâtiments et les suppriment du lieu. La Fondation al-Aqsa a tenu,
ne pouvant pas stopper ces travaux, à prendre en photo tout le processus de
destruction des vestiges musulmans de la ville sainte d'al-Quds.

Il est important de signaler que le mouvement sioniste tente de masquer la
présence de la vraie mosquée al-Aqsa en diffusant des photos qui montrent plutôt
Qubbat as-Sakhra, le Dôme du Rocher, sous l'appelation « al-Aqsa ». Le but de
cette mystification est clair : alors que la mosquée al-Aqsa est menacée de
destruction, les sionistes prétendent qu'il n'en est rien, puisque le Dôme du
Rocher est toujours là et que son image apparaît, de surcroît, sur des
bouteilles de vin.

En effet, la Fondation al-Aqsa a protesté récemment contre cette société de
commercialisation sioniste qui a mis l'image du Dôme du Rocher sur ses
bouteilles de vin et a déclaré qu'elle ne laisserait pas cette profanation
impunie.

D'autre part, le minbar de Salaheddine, qui a été incendié par les sionistes en
1969, est revenu à la mosquée, treize ans après. Il avait été confié à la
Jordanie pour le restaurer, selon les moyens techniques modernes, tout en
préservant la méthode de travail d'antan et son authenticité. C'est un joyau qui
vient de rentrer la semaine dernière à la mosquée al-Aqsa.

Le minbar de Salaheddine représente la victoire sur les Croisés qui avaient
occupé la Palestine. Il a été utilisé pour la première fois, après la libération
d'al-Quds, en l'an 1187. Du point de vue artistique, il s'agit d'un objet unique
en son genre, aucun minbar n'a sa taille ni ne comporte autant de décors.

Adnan al-Hussayni, architecte et directeur des awqaf musulmans, a déclaré que le
retour du minbar Salaheddine à la mosquée al-Aqsa représente un grand défi, tant
technique que politique. Car côté technique, il a fallu réunir 16.500 morceaux,
certains de moins d'un millimètre, pour construire le minbar de 6 mètres de
haut, sans utiliser de produits collants ou des vis, mais uniquement les moyens
techniques utilisés à l'époque. Côté politique, le retour du mibar Salaheddine
montre « que nous sommes une nation authentique qui, malgré les agressions
subies de toutes parts, conserve ses capacités et peut protéger ses lieux saints
et se mobiliser pour l'islamité d'al-Quds ».

Fondation al-Aqsa pour les lieux saints – Mahmud Abul Ata
1er février 2007

 
Traduit par Centre d'Information sur la Résistance en Palestine



05/02/2007
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