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le hamas dévoile les documents secrets du fatah

Le Hamas dévoile les documents secrets du Fatah

 





Tendances et événements régionaux

Le Hamas a commencé à rendre publique une partie des documents qu’il a saisis lorsqu’il a pris le contrôle des sièges des services de sécurité palestiniens à Gaza, le 15 juin. La conférence de presse tenue mardi par un des hauts responsables du Hamas, Mahmoud Zahhar a bénéficié d’une large couverture médiatique. L’ancien ministre des Affaires étrangères a révélé l’existence de tonnes de documents prouvant l’implication des services de sécurité dirigés par le président de l’Autorité palestinienne dans des scandales de corruption et des affaires d’espionnage au profit d’Israël et des États-Unis. Parmi les personnes impliquées dans ces scandales, M. Zahhar a nommé l’ancien conseiller à la sécurité de Mahmoud Abbas, Mohammad Dahlan, l’ancien directeur de la Sécurité intérieure Rachid Abou Chbak, le chef du cabinet de crise Salam Fayyad, ainsi que d’autres responsables politiques et sécuritaires. M. Zahhar a également montré à la presse la lettre envoyée par l’ancien conseiller de Yasser Arafat, Bassam Abou Charif, le mettant en garde contre un plan israélien visant à l’assassiner avec la complicité de certains membres de son entourage.
Ces révélations ont ravivé le débat interne palestinien à la lumière de la politique du gouvernement Fayyad qui vise à priver de toute légitimité les mouvements de résistance, répondant ainsi à une des principales conditions d’Israël et des États-Unis. Une condition que Yasser Arafat a toujours refusé de satisfaire de son vivant. Ce défaitisme observé par l’Autorité palestinienne s’accompagne de la poursuite des assassinats par les Israéliens de résistants palestiniens, désormais privés de toute couverture politique légale et officielle. En contrepartie des concessions fondamentales consenties par Abbas et son équipe, l’État hébreu n’a rien donné de consistant.

Presse et agences arabes internationales

• La radio internationale des Nations unies a indiqué que le coordinateur du processus de paix au Moyen-Orient, Michael Williams, a assuré que les réunions se poursuivent pour connaître le sort des deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006. Le responsable onusien a révélé que 20 rencontres ont eu lieu avec le Hezbollah qui souhaite un accord total et global comprenant la libération des deux soldats en échange de la libération de tous les détenus libanais dans les prisons israéliennes. Le Hezbollah a refusé des négociations en deux temps : premièrement, le parti livre des informations sur le sort des deux soldats en contrepartie de la libération de quelques détenus et d’informations sur d’autres combattants disparus depuis la guerre de l’été 2006. Un accord sur un échange global qui interviendrait plus tard.

• La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice et son collègue de la Défense Robert Gates qui sont arrivés en Arabie saoudite, tentent de convaincre les Saoudiens de participer à la Conférence internationale sur le Moyen-Orient que George Bush souhaite organiser à l’automne prochain. Mais les dirigeants du royaume ne sont pas très enthousiastes car ils pensent que cette conférence n’abordera pas les questions qui intéressent en premier lieu les Palestiniens. La visite de Rice et Gates traduit le souci des États-Unis de rester aux côtés de leurs alliés dans la région, face à la persistance des troubles irakiens et à la montée en puissance de l’Iran. À Charm el-Cheikh, première étape de leur tournée, Rice et Gates avaient auparavant rencontré les ministres des Affaires étrangères d’Égypte, de Jordanie et des six États-membres du Conseil de coopération du Golfe. « Il y a clairement de la part des Égyptiens une inquiétude, qui, je crois, traduit probablement celle d’autres pays de la région, de voir les États-Unis quitter précipitamment l’Irak ou déstabiliser d’une façon ou d’une autre la zone tout entière », a déclaré Gates, évoquant ces entretiens. À Djeddah, où ils sont arrivés dans la soirée, le ministre de la Défense et la secrétaire d’État ont été reçus à dîner par le roi Abdallah et leurs homologues saoudiens. Rice et Gates leur ont réaffirmé l’engagement des États-Unis en faveur de la stabilité de la région, comme l’attestent les projets de coopération militaire qu’ils sont venus présenter. Rice avait confirmé la veille l’existence d’un programme de ventes d’armes à l’Arabie saoudite représentant 20 milliards de dollars sur dix ans. Les deux émissaires ont balayé l’idée selon laquelle cette aide aurait pour but de convaincre Ryad de coopérer plus étroitement en Irak.

• L’Iran et la Syrie ont qualifié de « dangereux et inutiles » les projets de contrats géants d’armement annoncés par les États-Unis à leurs alliés au Moyen-Orient pour répondre à l’influence « négatives » des ennemis de Washington dans la région.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré que « les efforts états-uniens pour vendre des milliards de dollars d’armes et pour propager des scénarios montés de toutes pièces dans la région sont improductifs ».
« L’objectif des États-Unis est « d’empêcher que les fabricants d’armes états-uniens ne fassent faillite », a-t-il poursuivi.
« Les hommes politiques à la Maison-Blanche, dont certains sont actionnaires de gros fabricants d’armes, tentent d’abuser de leur position afin de créer une atmosphère psychologique susceptible de les aider à réaliser d’énormes profits », a argumenté M. Mottaki.
Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, a qualifié le projet de « dangereux ». « Celui qui veut faire la paix ne commence pas par une initiative d’armement dangereuse dans la région », a-t-il dit.
Mme Rice avait déclaré avant son départ pour le Moyen-Orient que ces contrats visaient à contrer les influences « négatives » de l’Iran, d’Al-Qaïda, du Hezbollah ainsi que de la Syrie dans la région.

• Mahmoud Zahhar, un des hauts responsables du Hamas, a rejeté la demande de M. Abbas sur un retour au statu quo ante. Gaza ne reviendra jamais à l’ère de la corruption exercée par les services de sécurité au détriment du peuple palestinien, a-t-il dit.

• Le Front de l’action islamique, la façade politique des Frères musulmans en Jordanie, a annoncé son retrait des élections municipales, accusant en plein scrutin le gouvernement de fraude. Le Front a dénoncé des « cas de fraudes gouvernementales officielles claires » qui « constituent une trahison et une atteinte à la dignité de notre patrie ».
« Il s’agit d’un massacre de la démocratie et d’une catastrophe qui affecte la nation et le peuple », indique un communiqué au ton particulièrement virulent.
Le Front évoque les votes des militaires « manipulés à l’avantage des candidats non islamistes » et les « votes multiples », qualifiés de « manipulation bon marché et de farce, qui ne nous laissent pas d’autre choix que de retirer tous nos candidats de la course ».
Vingt-cinq candidats représentent le FAI et la confrérie, selon un député islamiste, Zouhair Abou el-Ragheb. Au total 33 candidats islamistes se présentaient, les huit restants sont des indépendants.

• Le Conseil de sécurité a voté mardi à l’unanimité la résolution 1769 qui autorise le déploiement d’une force baptisée Unamid et constituée d’environ 26 000 soldats et policiers au Darfour.
Le déploiement de cette force, dont le coût est estimé à environ deux milliards de dollars, est destiné à prendre le relais des 7000 soldats de l’UA actuellement sur place, mal équipés et sous-financés.
Le déploiement de la force hybride, « pour une période initiale de 12 mois », n’est pas attendu avant le début de l’année prochaine. L’Unamid sera, à ce moment-là, la plus importante mission de paix au monde.
Le gouvernement soudanais va examiner la résolution 1769 qui contient des « éléments positifs », a annoncé son représentant aux Nations unies. « La quatrième et dernière version de la résolution contient plusieurs éléments positifs qui tiennent compte des réserves et des préoccupations du gouvernement soudanais », a déclaré à l’agence officielle Suna à New York Abdel Mahmoud Abdel Halim.
Il a toutefois ajouté que son gouvernement allait examiner la résolution et y répondre dans les prochains jours.
Selon lui, la version finale de la résolution « ne donne pas de chèque en blanc » aux tenants de la ligne dure contre le Soudan, puisqu’elle ne fait pas de référence à la résolution 1706.
Cette dernière appelait à une seule force onusienne au Darfour et avait été rejetée par Khartoum. « La référence au chapitre VII (autorisant l’usage de la force) est limitée à un seul article et est conditionnée par la nécessité d’aider à appliquer l’accord de paix au Darfour », a-t-il ajouté.

• Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a écarté mardi l’éventualité d’un conflit armé entre Israël et ses voisins au cours des mois à venir.
« Je pense sincèrement que l’été et l’automne prochain ne seront pas trop chauds. Il n’y a pas lieu d’exagérer ou de susciter une atmosphère indiquant que nous sommes à la veille de la guerre », a-t-il affirmé.
Les médias israéliens s’alarment régulièrement d’une éventuelle conflagration avec la Syrie, mais le cabinet israélien de sécurité a conclu le 5 juin qu’il ne disposait d’aucun élément pouvant étayer ce risque.

AL-AKHBAR (QUOTIDIEN LIBANAIS)
Citant des sources bien informées à Ramallah, le journal proche de l’opposition libanaise écrit que lors d’une rencontre mercredi en Cisjordanie avec ses homologues égyptien et jordanien, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, a déclaré que son pays préférait voir Ismaël Haniyé vivant. Selon elle, M. Haniyé représente la voix modérée au sein du Hamas. Contrairement à Khaled Mechaal, Saïd Siyam et Mahmoud Zahhar, il appelle au dialogue avec Mahmoud Abbas et est prêt à accepter ce que veulent l’Égypte et les pays arabes. M. Livni a indiqué q’Israël sait qu’il existe des divergences au sein du Hamas et ce n’est pas Haniyé mais Mechaal qui dirige le mouvement dans les territoires palestiniens.

UNITED PRESS INTERNATIONAL (AGENCE ÉTATS-UNIENNE)
Répondant à la polémique ouverte par un de ses prédécesseur dans le Washington Post (voir
notre édition d’hier), le vice-président états-unien, Dick Cheney, a qualifié sa fonction de créature unique en son genre, car elle n’appartient ni à l’administration exécutive ni au pouvoir législatif. Dans une interview accordée à la CBS, M. Cheney a indiqué que les vice-présidents mettent un pied dans l’exécutif et un autre dans le législatif. Il a ajouté qu’il possédait un bureau dans l’aile ouest de la Maison-Blanche et un poste au Conseil national de la sécurité. Dans le même temps, et conformément à la Constitution, il a des prérogatives au sein du pouvoir législatif. C’est d’ailleurs le Sénat qui paye son salaire et non pas l’exécutif.

Tendances et événements au Liban

La médiation de la dernière chance entreprise par le patriarcat maronite pour éviter une rude bataille électorale dans le Metn a échoué. Les 170 000 électeurs de cette circonscription à majorité chrétienne ont donc rendez-vous avec les urnes dimanche prochain pour choisir entre le candidat du pouvoir, l’ancien président Amine Gemayel, et Camille Khoury, le candidat du général Michel Aoun, chef du principal parti chrétien et membre de l’opposition libanaise.
Dans un discours prononcé devant des milliers de cadres de son parti et retransmis par la plupart des médias audiovisuels, Michel Aoun s’est étonné de l’enthousiasme de certaines forces politiques à soutenir le candidat Gemayel. Il a affirmé que certains alliés et amis de l’ancien chef de l’État l’ont convaincu de livrer cette bataille pour succéder à son fils dans l’espoir de le griller politiquement d’une manière définitive. Ces personnes l’ont dissuadé de présenter la candidature de son autre fils Sami, laissant entendre que celle-ci aurait pu bénéficier du soutien du courant aouniste.
Interrogé par Tendances, un analyste a expliqué que le but des alliés de Gemayel était de le convaincre de mener lui-même la bataille, tout en sachant qu’elle serait très difficile pour lui, en espérant qu’un éventuel échec l’écarterait de la course à la présidentielle. Dans le même temps, cela constituerait un test pour mesurer la popularité de Michel Aoun dans la rue chrétienne après son alliance avec le Hezbollah. Et même si le candidat de Aoun l’emporte mais avec moins de voix que lors des élections de 2005, les chrétiens alliés du clan Hariri interpréteront cela comme une baisse de la popularité du général Aoun.
Écarter Gemayel et présenter l’image d’un Aoun affaibli, ouvriraient la voix à d’autres candidats présidentiels qui ne disposent d’aucune force populaire mais qui seraient appuyés par le clan Hariri.

Résumés d’articles relatifs au Liban

La presse libanaise a privilégié l’activité politique entourant la partielle du Metn et les démarches visant à régler la crise qui se poursuivent dans les capitales concernées par la situation qu Liban.

AN-NAHAR (PROCHE DU 14-MARS)
La partielle du Metn aura finalement lieu. C’est en tout cas ce que laisse présager l’échec des dernières tentatives visant à trouver une issue politique à ce bras de fer. Le général Michel Aoun a proposé une solution qu’il a transmise au patriarcat maronite qui, à son tour, en a informé le président Amine Gemayel. Mais ce dernier a refusé la proposition qui consiste en un retrait de toutes les candidatures.

AD-DIYAR (PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le député Ibrahim Kanaan (du bloc de Michel Aoun) et M. Gaby Gebrayel (cadre du Courant patriotique libre de Aoun) se sont rendus une nouvelle fois à Dimane (la résidence d’été du patriarche maronite) où ils se sont réunis pendant une heure et demi avec le prélat maronite Nasrallah Sfeir. De là-bas, ils sont entrés en contacts téléphoniques avec plusieurs responsables dont l’évêque Boulos Matar, qui avait rencontré dans la journée Amine Gemayel.

• Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Michel Sleimane, s’est rendu mardi, veille de la Fête de l’armée, dans le nord du Liban pour soutenir ses hommes engagés dans des combats meurtriers contre les islamistes du Fatah al-Islam.
Le général Sleimane a rendu visite aux soldats déployés autour du camp palestinien de Nahr al-Bared et a notamment visité une position de combat. 123 soldats ont été tués depuis le début des combats le 20 mai.
Des cérémonies sont organisées mercredi dans les casernes pour leur rendre hommage, à l’occasion de la Fête de l’armée célébrée tous les ans le 1er août. À l’occasion de cette fête, le général Sleimane a souligné le rôle de cohésion joué par l’armée libanaise alors que sévit depuis plus de huit mois une grave crise politique.
« Les officiers comme les soldats ont échappé aux divisions politiques. Ils l’ont prouvé en restant à distance égale des acteurs de la crise et en préservant l’ordre public dans toutes les régions libanaises », a-t-il dit dans une déclaration publiée mardi.

• Les combats à l’arme automatique se sont poursuivis dans le camp de réfugiés de Nahr al-Bared, accompagnés de bombardements aux obus de chars et de canons, et de tirs à la mitrailleuse lourde depuis les positions de l’armée. _ Selon la troupe, les islamistes sont toujours assiégés dans un dernier carré d’environ 15.000 mètres carrés.
« Nous avançons lentement et avec précaution pour épargner la vie des 50 à 60 civils qui se trouvent toujours dans le camp », a déclaré un porte-parole de l’armée. « Périodiquement, nous appelons par hauts-parleurs les hommes du Fatah al-Islam à se rendre ».
Les islamistes, dont la résistance semblait avoir faibli la semaine dernière, ont tiré depuis lundi une quinzaine de roquettes qui se sont abattues sans faire de victimes aux alentours du camp.
L’armée a assuré qu’aucune date limite n’était fixée pour cette opération, alors que la presse avait émis l’espoir d’une fin des combats pour la Fête de l’armée.
Les 31 000 réfugiés de Nahr al-Bared ont fui par vagues depuis le début des combats.
Les seul civils restés dans le camp, devenu un champ de ruines, sont les femmes et les enfants des combattants du Fatah al-Islam, qui seraient au moins une soixantaine. L’armée a accusé les islamistes de les utiliser comme boucliers humains.

Audiovisuel libanais

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
Émission : Avec courage
- Invité : Gibran Bassil, responsable des affaires politiques au CPL (Michel Aoun, opposition)
Le Courant patriotique libre s’inquiète des incidents qui pourraient être provoqués par les partisans de notre adversaire (Amine Gemayel) pour effrayer les électeurs et les dissuader de se rendre aux urnes en masse dimanche. Ils savent qu’une participation massive les desservirait.
- Nabil Abou Mounsef, journaliste
Le CPL est également responsable de l’escalade verbale et politique dans le Metn. Mais il est totalement inacceptable d’accuser le parti du général Michel Aoun d’avoir encouragé les assassins de Pierre Gemayel.


Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.


04/08/2007
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